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RENNELLE Victor, 53 ans

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Portrait d'après sa stèle dans la Carrière des Fusillés
© Amicale CVRA – Création Hélène Charon architecture

NOM – Prénom : RENELLE Victor
DATE DE NAISSANCE : 12 décembre 1898
LIEU DE NAISSANCE : Paris XVIIe
PROFESSION : Ingénieur-chimiste, chef de laboratoire
DATE D’ARRESTATION : 5 octobre 1940
PRISONS & CAMPS : Paris (prison de La Santé)ClairvauxChâteaubriant
DATE DU DÉCÈS : Fusillé le 22 octobre 1941 à la carrière de Châteaubriant.

RESPONSABILITÉS :

Création du syndicat des techniciens et cadres des industries chimiques. Rédacteur de la revue des industries chimiques.

Son nom est attribué à une rue de Stains.
Ingénieur chimiste, marié, père d’une petite fille, Victor RENELLE entre en 1931 à la société Duco. Il est arrêté par la police française le 5 octobre 1940, 97 boulevard Magenta à Paris.
Condamné à six mois de prison pour reconstitution de syndicat dissous, il est conduit à Clairvaux (Aube), puis transféré au camp de Châteaubriant (Loire-Inférieure).
Un ordre de libération arrive cependant, comprenant une condition, liée aux besoins militaires des Allemands : si l’ingénieur accepte de mettre son savoir au service de l’ennemi, il bénéficiera d’un lieu de résidence assigné.
Victor RENELLE répond qu’une libération acquise dans de telles conditions ferait de lui un traitre à son pays et qu’il la refuse.
Il est fusillé le 22 octobre 1941 dans la carrière de sable à Châteaubriant.

1er lieu d’inhumation : Herblay
2e lieu d’inhumation : Paris (cimetière du Père Lachaise)

BIOGRAPHIE :

Né dans un milieu conservateur et catholique, Victor RENELLE découvre le communisme lors de ses études de physique et de chimie. Devenu ingénieur, il fonde le syndicat CGT des ingénieurs des industries chimiques.
Il poursuit son activité militante au début de l’Occupation, jusqu’à son arrestation par la police française le 5 octobre 1940 lors d’une réunion clandestine tenue chez lui, à Paris. Il est condamné à six mois de prison, avant d’être interné administrativement au camp de Choisel à Châteaubriant.
En 1960, il lui est attribué la carte de Déporté-Interné-Résistant.

DOCUMENTS :

Sa dernière lettre

Retranscription par l’Amicale.

RESSOURCES :

Liens

Bibliographie

  • XXXXXXX, La lettre, xxxxx,octobre 2021, 52 pages (en cours d’édition).
  • Alfred Gernoux, Châteaubriant et ses martyrs, Ouest Éditions, Nantes, octobre 1991, 312 pages, ISBN 2.908261.81.2
  • Amicale des anciens internés patriotes de Châteaubriant-Voves, Lettres des fusillés de Châteaubriant, Amicale, Saint-Ouen (93), octobre 1954, 80 pages.
  • Amicale des anciens internés patriotes de Châteaubriant-Voves-Rouillé, Lettres des fusillés de Châteaubriant, Amicale, Saint-Ouen (93), octobre 1989, 124 pages.
  • Comité du souvenir, Immortels, Comité Départemental du Souvenir des Fusillés de Châteaubriant et Nantes et de la Résistance en Loire-Inférieure, Nantes, octobre 2019, 56 pages, ISBN 9782956979401 – Bande dessinée sur les 50 Otages. Nantes et Châteaubriant.
  • Fernand Grenier, Ceux de Châteaubriant, Éditions sociales, Paris, 1979, 240 pages, ISBN 2.209.05329.3.
  • La Mée Socialiste, 1939-1945 Telles furent nos jeunes années – Le pays castelbriantais sous l’Occupation, Les dossiers de La Mée (deuxième édition corrigée et enrichie), Châteaubriant, 2009, 302 pages, ISBN 978-2-9520381.1.9. (Téléchargement gratuit en Pdf)

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